Pleure mon Liban, pleure …..
Trois bonnes années nous séparent de cet évènement heureux, celui du retrait syrien.
Les pseudo souverainistes de la dernière heure, ont voulu récolter le fruit de leur “dé”collaboration avec leur parrain de toujours. N’en déplaise à certain, le Liban en a tirer profit.
Les souverainistes de la première heure ont été présentés, au Liban et ailleurs, comme les collabos du régime syrien, bannis, maudit, traînés dans la boue. Il est vrai que l’axe du “bien” (sic), américano-pétro-tannabel abd el Hamid avait le vent en poupe.
L’axe du mal, syro-iranien, était en position d’échec. Harcelé, humilié, à pied mais jamais écroulé.
C’était sans compter sur l’intelligence du “sun Bush”, le seul capable de sacrifier ses “amis, en l’occurence firket kishkish lil tadjil el watani”, plus qu’affaibli dans sa guerre en terres irakiennes. Il a scier la branche sur laquelle ses amis orientaux ont posé leurs culs. Et plouf, tout ce beau monde s’est écroulé, le cul le premier dans la merde des amerloques. Le réveil a été dur, certains s’en sortent mieux que d’autres, notamment le fakir du Djebbel, réactif, attentif, capable de virer a tribord, prenant certes ses amis de vitesse. D’autres, tel le Saint du mont Liban, Saint samir, préfèrent la danse de l’autruche toute tête basse.
Les temps changent, les hommes aussi, surtout dirai-je. Le film, science fiction oblige, est fini et bien fini.
La Syrie sort la tête de l’eau, revient en force au devant de la scène internationale, elle redevient somme toute fréquentable. Même nos chers pseudo-souverainistes, ont la nostalgie des promenades, de la route, des voyages Beyrouth Chtaura, et pour très peu de chanceux l’orient express Beyrouth-Damas. Ah, que faire quand un vague à l’âme vous hante ?
Les temps changent, les hommes aussi disai-je; la Syrie revient au galop mais pour être honnête, on la sollicite et on l’invite. Les émissaires des personnalités du 14 mars, ou du moins de ce qu’on appelait le 14 mars, s’activent dans ce sens, les semaines à venir seront riches d’exemples tous azimut. Et bientôt nous entendront leurs déclarations sur les ondes, al hawa, ils nous diront que la Syrie est notre soeur aînée, et qu’ils seraient prêts à la défendre, aujourd’hui comme hier, contre toute attaque occidentale, satanique et impérialiste, les deux mains sur le coeur, d’ailleurs ils ajouteraient en refrain que c’est bien le Général Aoun qui a été et restera l’adversaire irréductible des syriens au Liban. Ayant de l’expérience en matière de falsification historique, ces marchands du Temple, écriraient les premières pages de cette nouvelle histoire, à l’instar de l’histoire des faux charniers de Timisoara. Là bas manipulation par l’image, ici manipulation sonore, le résultat est le même; ment, ment, il restera toujours quelquechose disait le dicton.
Siniora bientôt en Syrie, Joumblatt aussi après un crochet par Ain el Tiné, d’autres suivront et pas des moindres.
Les temps changent, les hommes surtout, la Syrie revient au galop, pleure mon Liban, pleure.