Justice est rendue.

By Araadon. Filed in Coup de pied, Opinions libres  |  
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4 années durant, 4 généraux privés de leur liberté, contrairement à la plus élémentaire des notions, celle des Droits de l’Homme.

Quel camouflet pour le clan Hariri, pour la Justice des Hariri dans le pseudo-Hariristan. Et voilà que, le chef du Courant du futur, Saad Hariri, nous déclare ce mercredi saluer « toute décision » prise par le Tribunal spécial pour le Liban (TSL), chargé de juger les responsables de l’assassinat de l’ex-Premier ministre Rafic Hariri.
Il a peut etre oublié que ce n’est plus le salopard de première, Detliv Mehlis, avec son équipe de communication de choc, formé en Israel, qui est aux commandes.
Il est bon de rappeler que c’est sur injonction de ce même Mehlis, que les quatre généraux sont maintenus en détention par un juge libanais au train de vie flamboyant, alors même que les témoignages les accusant se sont évaporés et que le successeur de « Ibliss » Serge Brammertz déclare ne pas comprendre pourquoi ils ont été incarcérés.

Voilà ce liban d’avant l’éléction Présiedentielle du général Sleiman, dirigé par un gouvernement de merde, un Premier ministre de Merde, un Ministre de la justice de Merde, et un ministre de l’intérieur de Merde lui aussi. Le résultat ne peut se faire attendre; c’est l’oppression, la manigance, le clientélisme, la fourberie, le mensonge, les complots et surtout le commerce a tout va. Et je suis prêt a parier que tous ces salauds vont demain nous expliquer que le Tribunal International les a libéré pour mieux les condamner par la suite.

Quatre années, que ces mécréants faisaient la pluie et le beau temps, ils ne leur restent plus que quelques semaines avant de dégager l’horizon des libanais qui souhaitent tout simplement une justice, une équité, une égalité de traitement, un simple respect de ce que sont les Droits de l’Homme, et surtout sa Liberté sacré.

Quel camouflet à cette bande de salopards, qui mérite que la justice, la justice citoyenne; les relègue aux fins fonds de l’abime.

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Je reproduis ci dessous des extraits d’un ancie, article paru dans le monde diplomatique en Avril 2007.
Douteuse instrumentalisation de la justice internationale au Liban*.
Par Géraud De Geouffre de La Pradelle, Professeur émérite à l’université Paris-X (Nanterre).
Antoine Korkmaz ,Avocat à la cour de Paris.
Rafaëlle Maison, Professeure à l’université de Picardie.

« Un certain nombre de ces morts (NDLR : les morts de la guerre  de juillet 2006), blessures, déplacements de population et destructions résultent de violations graves des conventions de Genève de 1949 et du protocole de 1977 relatif à la protection des victimes des conflits armés internationaux. En d’autres termes, il s’agit de crimes de guerre, et ceux-ci figurent, avec les crimes contre l’humanité et le génocide, parmi les plus graves des crimes internationaux. Pourtant, aucune résolution du Conseil de sécurité n’a donné leur qualification juridique à ces faits et ne les a condamnés en tant que crimes de guerre. Il n’a jamais été question d’instituer la moindre commission internationale pour enquêter sur les violations du droit humanitaire commises au cours de ces trente-trois jours, ni de créer un tribunal international.
Le contraste est grand avec le traitement réservé aux assassins de Rafic Hariri, contraste d’autant plus dévastateur qu’il est bruyamment orchestré. Sur le plan politique, il donne à penser que certaines morts sont plus importantes que d’autres aux yeux de la « communauté internationale ». Sur le plan juridique, il prive de crédibilité un droit humanitaire. Enfin, la justice internationale apparaît guidée par des
arrière-pensées politiques.
……….
Comme celle des autres détenus, la situation du général Jamil Al-Sayed se caractérise par un certain nombre d’errements imputables à la commission internationale et, aussi, par l’absence de tout recours effectif à un tribunal indépendant et impartial. C’est sous la présidence de M. Mehlis que la commission s’est particulièrement illustrée. Bien que le général Al-Sayed ait déclaré qu’il ne savait rien de la préparation et de l’exécution de l’attentat du 14 février 2005, on lui a néanmoins suggéré avec insistance d’indiquer des responsables
« crédibles » : en d’autres termes, de délivrer de faux témoignages. La commission détient des preuves transmises par le général Al-Sayed de cette suggestion qui, d’abord formulée cordialement lorsqu’il était en liberté, puis sous la menace, a été réitérée après son arrestation.

C’est sur la base d’un « mandat de perquisition » délivré par la commission que le général Al-Sayed a été arrêté le 30 août 2005 au motif qu’il serait « directement impliqué dans la planification et l’exécution de l’attentat terroriste du 14 février 2005 ». Son arrestation n’a été régularisée que trois jours plus tard, après un interrogatoire de pure forme, par le juge d’instruction libanais. Ultérieurement, la commission s’est opposée par écrit à la mise en liberté du général Al-Sayed, bien qu’elle ne dispose officiellement ni du pouvoir de procéder elle-même à des arrestations ni de décider de l’opportunité d’une mise en liberté.

L’actuel président, M. Brammertz, a d’ailleurs clairement précisé, notamment dans des lettres adressées aux défenseurs, que de telles compétences appartenaient aux seules autorités judiciaires libanaises. Il reste que cet abus de pouvoir s’inscrit dans la logique du système institué par le Conseil de sécurité.

ACCABLANT.

 * http://www.monde-diplomatique.fr/2007/04/DE_LA_PRADELLE/14595

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