Bientôt, bientôt, je t’attends camarade.
Lundi, juin 8th, 2009Dans une élection il y a toujours un gagnant et un perdant.
Bayrou en France en a fait les frais.
L’opposition au Liban n’a pu remporter cette échéance cruciale.
A l’heure ou je rédige ce billet je ne sais pas de quoi est fait le lendemain, une chose reste néanmoins certaine, un certain rêve vient de se briser.
Une espérance dans un pays ou la Loi fera Loi, est en train de s’étioler.
Faut il féliciter le vainqueur?
Il paraît qu’il faut être beau joueur!
Ceci est vrai quand les deux concurrents, les deux adversaires, jouent le même jeu, avec les mêmes règles.
Es- ce le cas au Liban?
Les deux protagonistes ont – ils usés des mêmes moyens?
Qu’en est il de ces grandes puissances, USA, Arabie Saoudite, Egypte ? Ont elles favorisées un clan au dépens de l’autre?
L’argent durant cette campagne, n’a t il pas été utilisé en abondance dans le clan majoritaire?
La presse a t elle joué son rôle citoyen en informant ou plutôt en dés-informant la population?
Le clergé, s’est il comporté de la même fa9on avec tous ses fils? où a t-il favorisé les uns aux dépens des autres?
Je laisse toutes ces questions de côté, ou plutôt je les laisse à l’ Histoire.
Elle portera certes un jugement juste et éclairé.
Oui ce soir je suis triste, je croyais en ce vent nouveau qui s’est levé. Mais la tempête était impuissante de déraciner les tentacules du mal enfoui dans cette nation libanaise.
Que devrai-je faire?
Que devrions-nous faire?
Baisser les bras? Certes pas.
Demain nous repartirons à l’assaut de ce mal qui ronge notre société, accomplir la tâche pour laquelle nous avons retroussé les manches.
Il y a tant de choses et de choses à faire et à changer.
Compatriotes, fatigués vous l’êtes, désabusés aussi, et persécuté vous le serez.
Mais l’avenir que l’on souhaite bâtir pour nos enfants, nous donnerait tant de forces pour relever le défi, c’est bien dans la difficulté que l’on reconnaît les téméraires.
Juste j’ai envie de vous dédier ces quelques paroles, extraite de « Bidonville » superbement chanté par Claude Nougaro:
Serre-moi la main, camarade.
Je te dis : « Au revoir ».
Je te dis : « A bientôt ».
Bientôt, bientôt,
On pourra se parler, camarade.
Bientôt, bientôt,
On pourra s’embrasser, camarade.
Bientôt, bientôt,
Les oiseaux, les jardins, les cascades.
Bientôt, bientôt,
Le soleil dansera, camarade.
Bientôt, bientôt,
Je t’attends, je t’attends, camarade.
Le clientélisme et le servilisme a gagné, triste page de l’Histoire.