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La qualité essentielle des primates

Mardi, mai 27th, 2008

Albert Camus disait justement : Quand on a beaucoup médité sur l’homme, par métier ou par vocation, il arrive qu’on éprouve de la nostalgie pour les primates. Ils n’ont pas, eux, d’arrière-pensées.
Pourrai-je dire la même chose du bloc hétéroclite du 14 mars qui a désigné Siniora pour diriger le nouveau gouvernement?
Qu’il me soit permis d’en douter fortement.
Tout se passe comme si, ce courant souhaiterai récupérer au détail ce qu’il estime avoir perdu en bloc lors des accords de Doha.
Après l’élection consensuelle du Général Sleimane à la présidence de la République, la reconduction du fameux Siniora ne présage rien de bon, même si son cabinet sera qualifié de transitoire en attendant les élections législatives de 2009. Il représente le sectarisme, l’autisme et le suivisme d’une période sombre de notre histoire présente.

En aucune façon et d’aucune manière l’homme sera à la hauteur de la tâche à accomplir, à moins de perdre encore une année.

Tempête en vue.

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L’Ineptie démocratique

Mardi, mai 13th, 2008

L‘illuminé du Djebbel, Walid bey et le playboy de la côté le Saad el dine se sont mis d’accord pour abroger par le conseil de ministre les deux décisions qui ont mis le feu au poudre au Liban. Ils tenteront, l’un ou l’autre, de monnayer leur défaite par une quelconque parade politique.

Ni l’un, ni l’autre ne fait partie de l’actuel gouvernement.
Les ministres qui ont pris la décision et parmi eux le Premier et fantôche Siniorita, répètent à qui veut l’entendre qu’ils ne reviendraient jamais au grand jamais sur leurs décisions. Appuyant de fait le dicton « il n’y a que les ânes qui ne changent pas d’avis ».

Il est tout à fait surprenant que Walid, qui a presque imposé ces malheureuses décisions une semaine plutôt, serait le premier à tourner sa veste. La bataille du Chouf, début du retour de l’assassin à sa juste valeur, l’a pleinement convaincu.

Il me reste quand même un goût très amer. Les ministres chrétiens, sans représentation aucune je le concède, ne sont pas consultés lors des prises de décisions vitales pour ce pauvre pays.

Combien de moutons de panurge viendraient encore grossir les rangs de la coalition Wahhabite au Liban, plus communément connu sous l’appellation contrôlée de « la clique du 14 mars ou ferket kischkisch lil raks el chaa’bi ». Assurément personne.

Nous n’avons jamais douté. Le Liban ne sera jamais un Hariristan, n’en déplaise aux tyrans gluants, puants et dégoutants du désert.

Le compte à rebours a commencé.

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As Siddik : le seul témoin à charge s’évapore

Dimanche, avril 27th, 2008

« Enlèvement politique à Paris ?
Kouchner a « perdu » le témoin-clé de l’enquête Hariri
La presse internationale se passionne pour l’affaire As-Siddik, ce témoin-clé de l’affaire Hariri qui a « disparu » sur le territoire français le 13 mars. Les témoins s’interrogent sur le rôle de la France de Nicolas Sarkozy qui, en application de la résolution 1636 du Conseil de sécurité des Nations unies, avait la responsabilité de le tenir à la disposition du Tribunal spécial de l’ONU. Pourtant, cette affaire, qui pourrait être le premier enlèvement politique par la CIA sur le sol français depuis la réactivation du « stay-behind » en 2001, reste largement ignorée des Français.
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21 avril 2008
Depuis Berlin (Allemagne)
Le prétendu ancien officier des services secrets syriens, Mohamed Zuhair As-Siddik, témoin-clé des enquêteurs de l’ONU dans l’enquête sur l’assassinat du Premier ministre libanais Rafiq Hariri, a disparu depuis le 13 mars dernier, sans laisser la moindre trace. Il était logé dans une villa à Chatou (Yvelines), près de Paris et vivait sous surveillance du ministère français de l’Intérieur. Une source dans la police française a affirmé qu’il n’était plus, ces derniers temps, assigné à résidence ni sous le coup d’une mesure de surveillance judiciaire. Pour le journal libanais Ittijahat, cette disparition est un « scandale politique », notamment suite à la déclaration faite par le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, à la télévision saoudienne Al Arabiya : « Je suis certain qu’As-Siddik a disparu et cela me chagrine ».Mohamed As-Siddik a été arrêté en octobre 2005 à Paris suite à un mandat d’arrêt international émis contre lui dans le cadre de l’enquête sur l’attentat ayant coûté la vie à Rafiq Hariri. Il est soupçonné d’avoir participé à l’assassinat de l’ancien Premier ministre libanais. Il devait être extradé vers le Liban, mais cela ne s’est pas fait, la France refusant d’extrader un coupable vers un pays où il risque de se voir appliquer la peine de mort [1]. Depuis, As-Siddik était placé en résidence surveillée, étant donné qu’il était le témoin-clé de l’ex-procureur allemand Detlev Mehlis, qui a dirigé —de mai à décembre 2005— la commission d’enquête de l’ONU et qui a tenté d’établir la responsabilité de la Syrie dans cet attentat.

As-Siddik aurait « avoué » à Mehlis durant l’été 2005, avoir prêté son appartement de Chalda, dans la banlieue de Beyrouth, aux conspirateurs préparant l’assassinat de Hariri. Parmi les membres de cette conspiration, quatre gradés libanais de haut-rang qui croupissent aujourd’hui en prison, sur les conseils de Mehlis.

Un an plus tard, sur les ondes de la télévision saoudienne Al Arabiya, As-Siddik est allé encore plus loin dans ses accusations en affirmant que « le président syrien Bachar El-Assad et son homologue libanais, Emile Lahoud avaient personnellement donné l’ordre de liquider Hariri ». Il a affirmé qu’il avait vu « le véhicule [qui aurait transporté les explosifs] en train d’être préparé, dans un camp des services secrets syriens, à Zabadani dans la plaine de la Bekaa ». Il aurait également remis à Mehlis « des documents et des images ne laissant aucune place au doute ». « J’ai les négatifs sur moi, il y a beaucoup de choses qui vont être révélées ».

Les services secrets et les conspirateurs —pour des raisons de sécurité— travaillent selon le principe du « chacun en sait le moins possible ». Un projet professionnel d’assassinat est exécuté par des unités opérationnelles. Ces équipes agissent indépendamment les unes des autres : l’une fournit les explosifs, l’autre se charge du véhicule, une troisième surveille la victime, une autre encore brouille les pistes, etc. Les différents participants ne se connaissent pas. Le fait que Siddik « sache tout sur tout » aurait du mettre la puce à l’oreille de M. Mehlis, ou au moins de son adjoint, l’ex-premier commissaire de la police criminelle allemande, Gerhard Lehmann, du BKA, le meilleur enquêteur anti-terroriste, devenu célèbre lors de l’affaire du kidnapping de Khaled el-Masri par la CIA [2].

Il s’est rapidement avéré que les « déclarations sous serment » d’As-Siddik avaient été obtenues contre de l’argent. Ses frères ont déclaré avoir reçu un appel téléphonique de sa part, à l’automne 2005, depuis Paris, dans lequel il jubilait : « Je suis millionnaire ! ». Le gouvernement syrien avait depuis longtemps envoyé une documentation sur le personnage aux gouvernements occidentaux, dans l’espoir que Mehlis ne tomberait pas dans le piège. Puis, en octobre 2005, l’hebdomadaire allemand Der Spiegel « révéla » ce que tout le monde au Moyen-Orient savait depuis longtemps : As-Siddik est un membre de la pègre, déjà condamné à plusieurs reprises dans des affaires criminelles et d’escroquerie. Même la commission d’enquête de l’ONU savait qu’As-Siddik leur avait menti : au début il avait affirmé avoir quitté Beyrouth un mois avant l’attentat contre Hariri, avant d’avouer, fin septembre 2005 sa participation directe à l’attentat.

Les doutes sur la crédibilité de Siddik se sont encore renforcés quand il s’est avéré qu’il avait été recommandé à la commission d’enquête de l’ONU par Rifaat Al-Assad, renégat syrien de longue date et oncle du président syrien actuel. Le « président syrien alternatif » en exil paya le billet d’avion d’As-Siddik pour l’Europe, où, selon Charles Ayoub, directeur du journal libanais Ad-Diyar, il reçut « une importante somme d’argent » de la part de Saad Hariri, fils de la victime, ainsi que de Walid Jumblatt, leader de la « Révolution des Cèdres ». Cette opération de corruption avait pour but d’obtenir qu’As-Siddik convainque Mehlis de la responsabilité de la Syrie dans l’attentat contre Hariri, contre les avis de la CIA et des services secrets saoudiens. Mehlis —qui manquait cruellement de preuves contre la Syrie—, aurait mordu à l’hameçon. Selon un diplomate français interrogé à l’époque, « Quand As-Siddik —qui n’était rien de plus que le chauffeur d’un général syrien— s’est mis à table, Mehlis n’avait pas grand chose comme cartes dans son jeu ».

Mercredi dernier, Imad As-Siddik, le frère du témoin clé, a formulé depuis Damas de lourdes accusations contre la France : « Les autorités françaises ont facilité sa disparition, peut être pour aider d’autres personnes à l’éliminer, ou alors ce sont eux qui l’ont éliminé ». Un autre frère du disparu, Omar As-Siddik, se dit persuadé que « à l’heure qu’il est Zuheir a été assassiné, afin d’en faire porter la responsabilité à la Syrie ». Pascale Andreani, porte-parole du Quai d’Orsay, s’empressa de démentir ces allégations. Même David Bellemare, responsable de la commission d’enquête de l’ONU depuis le début de l’année, était perplexe : « Je ne sais pas où il est. Il n’est pas sous notre protection et n’a jamais demandé à faire partie de notre programme de protection des témoins ».

Le lendemain jeudi, le journal koweitien As-Siassah publia une information fracassante : ils avaient pu s’entretenir au téléphone avec As-Siddik et il aurai déclaré « Je vis caché, dans un endroit tenu secret, près de la France et du Tribunal international, et je vais bien ». Selon ce journal —propriété de Saad Hariri— As-Siddik se cacherait par peur pour sa vie, n’ayant pu obtenir la moindre protection de la part de la commission d’enquête internationale ; malgré le fait qu’il ait envoyé plusieurs courriers au tribunal et informé la justice libanaise de trois tentatives d’assassinat. Dès que le tribunal commencerait ses travaux, il referait surface. Entre temps la famille As-Siddik a accusé le groupe politique libanais pro-occidental qui a « fabriqué » le témoignage d’As-Siddik, de l’avoir liquidé. Selon le quotidien libanais As-Safir, il importe peu de savoir si As-Siddik est caché en France, en Arabie saoudite, aux Émirats ou tout autre pays du Golfe. « Il est probable qu’il s’est réfugié auprès de ceux qui, il y a deux ans, ont organisé son voyage de Riad à Paris ». Une attaque directe contre le financier d’As-Siddik, Saad Hariri. Se pose également la question du rôle qu’entend jouer la France dans l’enquête sur l’assassinat d’Hariri, compte tenu du fait qu’elle ait laissé « disparaître » le témoin le plus important, dont le « témoignage » à fait jeter en prison quatre généraux libanais. Peut-être que le « vilain menteur » As-Siddiq va finir par refaire surface, probablement à proximité du lieu où scintillent les dollars, étant donné « qu’il était déjà obsédé par l’argent quand il tétait encore les seins de sa mère » a raconté une cousine du délinquant au journal allemand Neues Deutschland.

Jürgen Cain Külbel
Ancien enquêteur de la police criminelle de RDA (1974-1988), Jürgen Cain Külbel est journaliste au Neues Deutschland. Dernier ouvrage publié : Mordakte Hariri. Unterdrückte Spuren im Liban

Article initialement paru dans Neues Deutschland.
Version française : Grégoire Seither.
Article présent sur le site Voltaire.org

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1] Le tribunal de Versailles s’est opposé à l’extradition en l’absence de garantie qu’il n’encourrait pas la peine capitale. Cette garantie a été ultérieurement fournie par le président libanais Emile Lahoud, mais la Justice française n’a pas révisé sa position. Ndlr.

[2] Khaled el-Masri est un citoyen allemand. Du fait de son homonymie avec un leader supposé d’Al-Qaeda, il fut enlevé par la CIA lors de ses vacances en Macédoine et transféré en Afghanistan pour y être interrogé sous la torture. Libéré grâce aux interventions répétées de son pays, il a reconnu formellement le commissaire Gerhard Lehmann comme l’individu qui l’avait abordé en Macédoine pour l’enlever. Cependant, M. Lehman n’a pas été inculpé car ses collègues lui ont fourni un alibi. Ndlr.

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La Shoah du 21ème siècle

Dimanche, mars 2nd, 2008

Plus les tirs de roquettes Qassam s’intensifieront, plus les roquettes augmenteront de portée, plus la shoah à laquelle il s’exposeront sera importante, parce que nous emploierons toute notre puissance pour nous défendre », a déclaré, vendredi 29 février, Matan Vilnaï, le vice-ministre de la défense israélien.

Comment ceux qui ont souffert de la SHOAH pendant la deuxième guerre mondiale peuvent ils se comporter comme leurs anciens bourreaux?
Quel monde de brutes !!!

Puissent tous les Hommes se souvenir qu’ils sont frères.

Jeudi, décembre 27th, 2007

Ce n’est donc plus aux hommes que je m’adresse ; c’est à toi, Dieu de tous les êtres, de tous les mondes et de tous les temps : s’il est permis à de faibles créatures perdues dans l’immensité, et imperceptibles au reste de l’univers, d’oser te demander quelque chose, à toi qui as tout donné, à toi dont les décrets sont immuables comme éternels, daigne regarder en pitié les erreurs attachées à notre nature ; que ces erreurs ne fassent point nos calamités. Tu ne nous as point donné un cÅ“ur pour nous haïr, et des mains pour nous égorger ; fais que nous nous aidions mutuellement à supporter le fardeau d’une vie pénible et passagère ; que les petites différences entre les vêtements qui couvrent nos débiles corps, entre tous nos langages insuffisants, entre tous nos usages ridicules, entre toutes nos lois imparfaites, entre toutes nos opinions insensées, entre toutes nos conditions si disproportionnées à nos yeux, et si égales devant toi ; que toutes ces petites nuances qui distinguent les atomes appelés hommes ne soient pas des signaux de haine et de persécution ; que ceux qui allument des cierges en plein midi pour te célébrer supportent ceux qui se contentent de la lumière de ton soleil ; que ceux qui couvrent leur robe d’une toile blanche pour dire qu’il faut t’aimer ne détestent pas ceux qui disent la même chose sous un manteau de laine noire ; qu’il soit égal de t’adorer dans un jargon formé d’une ancienne langue, ou dans un jargon plus nouveau ; que ceux dont l’habit est teint en rouge ou en violet, qui dominent sur une petite parcelle d’un petit tas de la boue de ce monde, et qui possèdent quelques fragments arrondis d’un certain métal, jouissent sans orgueil de ce qu’ils appellent grandeur et richesse, et que les autres les voient sans envie : car tu sais qu’il n’y a dans ces vanités ni de quoi envier, ni de quoi s’enorgueillir.
Puissent tous les hommes se souvenir qu’ils sont frères ! Qu’ils aient en horreur la tyrannie exercée sur les âmes, comme ils ont en exécration le brigandage qui ravit par la force le fruit du travail et de l’industrie paisible ! Si les fléaux de la guerre sont inévitables, ne nous haïssons pas les uns les autres dans le sein de la paix, et employons l’instant de notre existence à bénir également en mille langages divers, depuis Siam jusqu’à la Californie, ta bonté qui nous a donné cet instant.
V
oltaire, Traité sur la tolérance à l’occasion de la mort de Jean Calas (1763), chapitre XXIII.

Près de deux siècles et demi nous sépare de ce pamphlet pour la Tolérance.
Voltaire, en pur déiste et non point athée, nous livre un de ces textes qui caractérisent le siècle des Lumières. D’actualité, cette prière devient universelle, et est le point de convergence entre les 3 religions monothéiste. Sa foi en Dieu est absolue, Tolérance, fraternité et différence sont ses points de repères absolus.
Que ce même Dieu en qui nous croyons, fasse que le dialogue entre les peuples aboutisse.
Que notre Dieu nous éclaire pour renouer le dialogue entre les différentes composantes d’un même peuple.
Que Dieu s’il existe, et il existe, inspire les Libanais à trouver le chemin vers la PAIX CIVILE.

I have a Dream. (lien)