Archive for janvier, 2007

Misogynie* 2007

Samedi, janvier 27th, 2007

Un peu d’humour entretient les bonnes rides.
Même si l’heure n’est pas à la plaisanterie, le rire allonge la vie, mieux encore il n’ote jamais la vie.
Si au moins, les gens qui s’entretuent, se bombardent de blagues le monde n’irait que mieux.

Ces quelques blagues que je reproduis ici m’ont été envoyées par une amie alors de grâce épargnez-moi le terme de "misogyne".

Par contre si vous avez des blagues sur les hommes je suis preneur n’hésitez pas à les poster.

L’amour qui tue :
Une femme demande à son mari :
- Chéri, dis-moi ce que tu préfères : une femme jolie ou une femme intelligente?
- Ni l’une ni l’autre, chérie, tu sais bien que je n’aime que toi.

Se donner le bâton pour se faire battre :
Une femme nue se regarde debout devant la glace. Elle dit à son époux :
- Je me trouve horrible à regarder, grasse et ridée… J’ai besoin d’un compliment.
- Le mari répond : Tu as une bonne vue.

Education parentale :
Une petite fille qui fait ses devoirs demande à son père :
- Papa? quelle différence il y a entre exciter et énerver?
- Eh bien, je vais te prendre un exemple. Il y a 15 ans ta mère m’excitait, aujourd’hui elle m’énerve.

Horribilis :
Un homme demande à son pharmacien :
- Je voudrais un préservatif parfumé s’il vous plaît.
- A quel parfum le voulez-vous?
- Aux pommes, c’est pour tirer un boudin!

* Le mot misogynie provient du grec misogunia (miséô=hair ou détester et gyné = femme)
Quant il s’agit de l’aversion d’une femme envers un homme on parle de misandrie.

Entre le rêve et la réalité.

Jeudi, janvier 25th, 2007

Les conditions climatiques m’ayant obligé à rester à mon domicile, je me suis donné à mon sport favori. REVER.Pays_basque_8h30_1

Je me suis dit qu’après tout, les libanais ne sont pas aussi divisés que l’on veuille nous faire croire.
Je vivais au Liban dans les années 80 et pendant ces années là, en 1987-1988 certains rêves sont devenus des réalités.
A l’instar d’un mur de Berlin que la volonté des hommes a fait exploser, les libanais de "Charkieh" et de "Gharbiyeh" mu par une volonté patriotique ont pulvérisés les lignes de démarcation qui les séparaient.

Aujourd’hui la situaton est différente, le peuple souffre, les blessures sont fraîches, le pays est à l’agonie et personne ne veut perdre la face.
L’opposition à un droit sacré à manifester, la majorité à un droit légitime à gouverner, mais personne n’a le droit de sacrifier le Liban sur l’autel de l’égoisme.

Que les partis existent est un droit presque canonique,  qu’ils défendent des projets totalement opposés n’est qu’un signe de bonne santé démocratique, , que le pays soit en danger et que les différents bélligérants participent à dépecer la bête est intolérable, injuste et barbare.

Le Liban est en danger de dislocation,  n’ayant pas peur des mots et ce n’est pas l’appui de l’ extérieur qui risque de cimenter la cohésion socio-politique entre libanais.

Il est des moments de la vie d’une nation ou opposition et majorité doivent travailler, main dans la main, déblayé les difficultés ensembles, colmater les brèches et amener une paix civile au sens fort du terme.

Oui j’ai commencé à réver. Et j’ai vu les dirigeants de ce pays se réunir, faire leurs mea culpa, tirer la sonnette d’alarme, multiplier les déclarations apaisantes, à Beyrouth, à Jounieh, à Tripoli, à Zahlé, à Saida ….Ce sont les commandants des multiples navires qui  ont l’obligation de ramener leurs compatriotes à bon port.

Oui j’ai révé et j’ai vu Aoun, Geagea et Gemayel chez le Patriarche Sfeir, j’ai vu Monseigneur Aoudeh aussi, ils ont fait la paix entre eux, ils ont convenu de la nécessité impérieuse de changer de cap et d’oeuvrer pour la paix. Hassan Nasrallah, Nabih Berry les ont rejoints mais ils n’ont pas fait mieux qu’un Saad Hariri qui a tendu la main à tous avec l’accord de  Walid bey.
Le Premier ministre Fouad Siniora a surpris le monde et ses compatriotes, sa fibre est sincère.
Le Président Lahoud, malgrè tout, a coiffé tout ce beaumonde au poteau, et est prêt a insuffler ce vent nouveau, "un vent se lève". Le vent se lève.

Mes amis, qui que vous soyez et où que vous soyez, peu importe la couleur que vous aimez, venez me rejoindre dans mon rêve, mon rêve s’est déroulé entre 12h et 13h00, partager le avec vos amis et parents, semer le contre vents et marées, faites le parvenir à nos hommes politiques et surtout soyez certains que les rêves les plus fous deviennent forcément une réalité. " I have a dream", we have a dream together.

Je n’oublierai jamais que le Goeland vole parcequ’il sait qu’il est capable de voler.

13h10 : Palais de Baabda

Jeudi, janvier 25th, 2007

Les journalistes accrédités auprés de la Présidence libanaise viennent de de rendre compte d’une conférence de presse impromptu du Président libanais Emile Lahoud :

" Mes chers compatriotes du Liban et à travers le monde,Les évènements qui viennent de secouer la nation dans sa globalité ont poussés l’ensemble des hommes et femmes de ce pays à mesurer l’ampleur de la tragédie qui risque de balayer notre chère patrie.
Le Premier Ministre Fouad Siniora et l’ensemble des partis politiques viennent de relever les défis auxquels nous sommes confronter. Ils se sont conduits en Hommes responsables et le pays en entier leur est redevable.
Pour ma part je ne pourrai etre en reste et j’apporte ma pierre à la reconstruction d’une nouvelle nation basée sur des fondements autrement plus stables que celles que l’on a connu jusqu’à ce jour.
J’appelle tous mes compatriotes de relever leurs manches et de participer à ce nouvel élan, à ce vent nouveau, à cette espérance de paix.J’appelle les libanais de la diaspora a continuer le travail entrepris et je les invite à s’impliquer dans la vie de leur pays.
Ma démission est entre vos mains, toutes les démarches seront prises pour que le corps électoral puisse se réunir dans les délais pour élire un nouveau Parlement et procéder à l’élection d’un nouveau Président de la République libanaise".

12h55 : Conférence de presse de Fouad Siniora

Jeudi, janvier 25th, 2007

En ce moment Fouad Siniora tient une conférence de presse inattendue.
Les journalistes du monde entier s’entassent et écoutent incrédules.

" Mes chers compatriotes,
L’heure est grave, le Liban est à la dérive, les frères se déchirent, les mères suintent de tristesse, le libanais souffre.
Je ne peux rester sourd à l’agonie de mon pays ni aux appels des muets.
Nous sommes devant des choix extrêmement difficiles, les pays du monde viennent d’accorder des sommes importantes afin de reconstruire le Liban.
A quoi ça sert mes direz-vous si la volonté du peuple libanais n’est pas respecté, si ses aspirations les plus nobles soient étouffés.
Il est temps qu’un vent de liberté, de fraternité et de solidarité se lève et balaye sur son chemin toutes les difficultés qui sèment la zizanie et qui augmentent le fossé entre les citoyens d’un même pays.

Ainsi, j’ai décidé au moment de la clôture de la conférence de Paris III de présenter au Président libanais Emile Lahoud et plus encore au peuple du Liban ma démission.
Une nouvelle page de l’histoire libanaise est en train de s’écrire.
Les nouvelles qui me parviennent de mon pays meurtri, les prises de positions de l’ensemble de la classe politque et des forces vives de la nation m’oblige.

Le Liban vivra et son rayonnement jaillira sur le monde entier".

12h40 : Au Liban

Jeudi, janvier 25th, 2007

Branle bas de combat des journalistes, ils sont pris de cours.
Les évènements se déroulent à une vitesse grand V.
Ils n’arrivent plus à couvrir le flot d’informations qui se succèdent.

Les libanais commencent a descendre dans les rues; les klaxons se font entendre partout, une cohue bohue sans précedent, les forces de sécurité et les forces armées qui quadrillent les villes se font offrir des roses blanches. Un peuple se réveille, la longue marche vers la paix prend la forme d’un rouleau compresseur humain géant. Les martyrs du Liban ressucitent a cet instant même.

Les gens s’embrassent dans les rues, chantent, dansent, le blanc domine le drapeau libanais est partout, l’hymne nationale tourne en boucle. Les frères ennemiss’embrassent, s’enlacent et sont en liesse.