Rafic Hariri vs Amine Gemayel : pour les amnésiques.
Vendredi, juillet 27th, 2007"Malheureusement, M. Hariri traite la chose publique, de la même manière qu’il traite ses affaires commerciales, croyant que tout peut se vendre et s’acheter; même l’honneur des gens et leur dignité".
Le narrateur n’est autre que l’ancien Président de la République libanase le Cheikh Amine Gemayel.
Voyons dans le détail la question posée à Cheikh Amine et surtout sa réponse éloquente et assassine tant la vérité historique est occultée de nos jours, par de compatriotes zélés, des Juda en puissance.
- Qu’en est-il de l’offre que le président Rafic Hariri vous aurait faite pour quitter la présidence, en contrepartie d’une importante somme d’argent ou de sa nomination en tant que président du Conseil? *
“Ce sont des faits exacts. Rafic Hariri m’a proposé une offre de cette nature par l’intermédiaire de l’ambassadeur Abdallah Habib et de l’ami commun, Khaled Khodr Agha. Il visait par là à assurer l’élection d’un chef de l’Etat qui lui serait acquis et lui confierait la mission de former le Cabinet. Il croyait ainsi faire d’une pierre deux coups. Quand il a réalisé qu’Amine Gemayel ne pouvait pas accepter une pareille offre, Hariri a retiré sa proposition. Malheureusement, M. Hariri traite la chose publique, de la même manière qu’il traite ses affaires commerciales, croyant que tout peut se vendre et s’acheter; même l’honneur des gens et leur dignité. Cette affaire n’a pas été mon unique expérience avec lui. Il est de notoriété publique que tous les “princes de la guerre libanaise†touchaient une somme mensuelle de lui durant tout le temps qu’ont duré les douloureux événements. Surtout dans les années quatre-vingts au cours de mon mandat, ce qui a contribué d’une façon fondamentale à paralyser les institutions officielles au profit des milices. Ceci a eu pour conséquence de prolonger la guerre et d’aggraver la dimension des destructions et des massacres. Lorsque les circonstances le permettront, je parlerai longuement de cette étape dans laquelle Hariri s’est impliqué.â€
Qu’en est-il aujourd’hui ?
Le vieux cheikh a rejoint la clique du 14 mars présidée par le jeune cheikh.
Les uns changent de discours, les autres continuent leur commerce.
Je ne dirai pas deux mots quand un seul suffit : les marchands du Temple.
HONTE.
* La Revue du Liban en date du 15 mars 1999