Archive for janvier, 2008

Entre arrangement et intransigeance.

Dimanche, janvier 27th, 2008

D‘emblée j’annonce la couleur, quelquechose m’échappe.
Depuis quelques temps, a vrai dire quelques années, je me suis habitué aux aboiements de la meute de chiens.
Les larbins de service crachotaient leur venins et nous le servaient au petit déjeuner quotidien.
Mais à la veille de ce jour triste, un attentat lâche ayant visé un officier du renseignement, un événement d’importance capitale s’est déroulé dans un silence mortel.
J’emprunte bien volontiers à l’Orient le jour la dépêche suivante : »Le commandant en chef de l’armée, le général Michel Sleimane, est entré en contact hier, au téléphone, avec le président syrien, Bachar el-Assad, et le commandement militaire syrien, a rapporté l’ANI (officielle).
Par la suite, le général Sleimane a reçu, à son bureau de Yarzé, le secrétaire général du Conseil supérieur libano-syrien, Nasri Khoury. La situation du pays et les relations libano-syriennes ont été au centre de tous ces entretiens, a affirmé l’ANI. Le général Sleimane a affirmé, au cours de ces entretiens, la nécessité de « poursuivre les liens fraternels et la coordination entre les deux pays et les deux armées sœurs ».


Et voilà que le candidat de la majorité au Liban fricote avec les syriens au vu et au su du monde entier, égyptiens et américains compris, sans qu’une seule voie ne se lève et lui jette l’anathème. Ce sort est exclusivement réservé à leur ennemi juré, ce petit général qui ose les défier et se mettre en travers des desseins concoctaient dans les alcôves des chambres secrètes. Le Général Aoun est accablé de traîtrise et qualifié d’espion à la solde du régime syrien alors que ces « Marchands du Temple » savent pertinemment qu’il n’y a aucun contact direct entre Michel Aoun et ce dit régime.

Firket Kichkich lil taadjil el Chaabi, connu sous l’appelation, O combien contrôlée, clicque du 14 mars, se terre dans un mutisme éloquent. Que sont devenues les déclarations, sommes toutes très récentes, antisyriennes des Hariri, Joumblatt, Siniora, Geagea, Gemayel et autres hyènes et rapaces de circonstances ? Ont – ils avalées leur langues au passage, les silence est d’or, ou préfèrent – ils avaler les couleuvres de leur soi disant candidat à la Présidence pourvu que l’on éloigne la coupe du seigneur de Rabieh? Ces éminentes personnalités nous donnent la preuve par A + B qu’ils souhaiteraient s’accaparer totalement le pouvoir au dépens d’un Président de la république relégué à l’inauguration des chrysanthèmes. Ils reproduieraient avec le Général Michel Sleiman la même comédie qu’au temps de l’ancien Président Lahoud jugé pro syrien. Le spectre « Michel Aoun » écarté, ils isoleraient de la même façon le Général Sleiman devenu entre temps Président, sous prétexte de connivence avec l’ennemi. Autrement comment un Saad el Dine Hariri, futur Premier ministrable, pourrait-il expliquer à la nation sa politique étrangère vis à vis de la syrie au vu de l’animosité débordante dont il fait preuve. Nous aurons à la tête de l’Etat fantôche du Liban, un Président voulant entretenir les « meilleures relations amicales et cordiales entre les deux Etats frères que ce sont le Liban et la Syrie », et un Premier Ministre vouant à la Syrie une haine féroce.

Le contact entre Le Général Sleiman et le Président Assad tombe à point nommé et montre à qui ne veut être sourd ou aveugle, le bien fondé des demandes de l’opposition et l’intransigeance du Général Aoun en ce qui concerne l’équilibre au sein du futur gouvernement.

Pour finir et en finir j’ose dire que là ou le Général Aoun est intransigeant le Général Sleiman serait arrangeant.
Il est fort à parier que ce dernier ne représente plus le candidat de consensus, les prochains jours pourraient voir mûrir certaines propositions de sortie de crise.

L’arroseur arrosé : Rais Moubarak

Vendredi, janvier 18th, 2008

« Un jardinier arrose son jardin. Un chenapan met le pied sur le tuyau. L’homme regarde le bout du tuyau, puisqu’il n’y a plus d’eau. Le chenapan retire son pied du tuyau et le jardinier est aspergé. Le jardinier n’apprécie pas la plaisanterie, court après le garnement, le rattrape et le corrige ».

Le texte adopté ce jeudi au parlement européen, soutenu par la quasi-totalité des groupes politiques du Parlement à Strasbourg, appelle notamment à « la libération immédiate d’Ayman Nour », ancien adversaire du président Hosni Moubarak à la première présidentielle pluraliste de 2005, condamné quelques mois plus tard à cinq ans de prison pour falsification de documents. Allant encore plus loin, les parlementaires européens exigent également « qu’il soit mis un terme à tous types d’actes de torture et de mauvais traitements », en particulier à l’égard des « minorités religieuses, comme les Coptes, les Bahaïs et les Chiites qui continuent à être tristement paralysés par les chaînes de l’isolation sectaire et du fondamentalisme ».

Le Rais s’est racheté une virginité auprès du concert des Nations. Il est un personnage incontournable sur la scène moyenne- orientale. Louche mais fréquentable. Président à la Russe, avec des scores de plébiscite; à le voir on croirait, presque, qu’il n’y a pas d’opposition dans son pays. Et pour cause il les entasse dans ses geôles.
Fréquentable à cause de la liberté de la presse en Egypte même si réellement elle n’existe pas;
Fréquentable car démocrate, même s’il ne tolère aucune opposition politique;
Fréquentable car il respecte les minorités religieuses, même si les coptes sont en voie d’extinction;
Fréquentable car il assure un minimum de défense à ses opposants, d’ailleurs sa générosité en matière de tortures et de mauvais traitements sont sans limite;
Enfin Respectable car respectueux des institutions de son pays, au point que son sacrifice ultime c’est la nomination, mais bien sûr par vote, de son fils à la tête de l’Egypte.

Et voilà que le Rais fais don de son intelligence et son intégrité mentale au peuple libanais. Lui et ses sbires, tel Abou el Gait son ministre des AE et Amr Moussa en charge de la ligue arabe, ne tarissent pas de conseils à l’attention de la classe politique libanaise, voire du chantage et des menaces si et si …….

Monsieur le président
Je vous fais une lettre
Que vous lirez peut-être
Si vous avez le temps

S’il faut donner son sang
Allez donner le vôtre
Vous êtes bon apôtre
Monsieur le président

Si vous me poursuivez
Prévenez vos gendarmes
Que je n’aurai pas d’armes

Et qu’ils pourront tirer

Monsieur le Président, non Monsieur le Dictateur, vous ne connaissais pas Boris Vian, j’en suis sûr. Dictateur de votre Etat, sachez juste une chose, le peuple libanais n’a point besoin de vos conseils, épargnez nous vos salades et occupez vous de vos choux, vous avez tant à faire dans votre pays. On vous a déjà vu à l’oeuvre avec vos frères palestiniens. Il est vrai que votre amour tue.

Nous vivons dans un monde sans valeurs, l’éthique, la morale, le respect d’autrui, le respect aux nations les moins favorisés sont bafoués toues tes les secondes par ceux là mêmes qui osent donner des leçons. Après tout cela comment voulez vous que certains ne deviennent pas révolutionnaires, extrémistes, terroristes ou mieux abusés par certains.

DROLE DE MONDE.

Petite Histoire : Peace and Love

Dimanche, janvier 6th, 2008

« Du Caire, Yolande Harmer fait parvenir un message à Asher Ben Nathan, un diplomate israélien en poste en Europe. Les réseaux mis en place par la Hagannah sont, écrit-elle, durement touchés par la vague d’arrestations qu’à lancée la police égyptienne. Elle parvient à garder des contacts importants, notamment avec deux membres influents du cabinet royal. Mais sa situation personnelle est de plus en plus précaire. Les diplomates libanais avec qui elle sortait régulièrement préfèrent l’éviter. Il s’agit de Takhieddine el Solh, consul au Caire et futur Premier ministre, et de Charles Malik, futur représentant du Liban à l’ONU. Ce dernier dira plus tard qu’elle fut le seul amour de sa vie. En juin, apparemment après dénonciation des Frères musulmans, elle est arrêtée et emprisonnée ».

Il serait opportun de dater cet évènement (juillet 1948), c’était au lendemain de la déclaration d’Indépendance de l’Etat d’Israel par David Ben Gourion le 15 mai 1948.
Un chréien et un msulman. Sans COMMENTAIRES.

Paix ou guerres : Les secrets des négociations israélo-arabes 1917-1997, par Charles Enderlin, p. 74

Le Liban autrement

Mercredi, janvier 2nd, 2008

L’autre Liban, notre Liban… Il a fallu l’Å“il d’un amoureux de cette nature pour que notre regard puisse enfin voir. Il est là, l’autre pays, le vrai, celui où les couleurs sont aussi authentiques qu’un coucher de soleil sur Erouba ou un rouge coquelicot qui se réveille dans la plaine de Qaa. L’autre Liban où les pierres sont encore locales, la terre encore sauvage et fertile, et où la mer étale sa nappe de couleurs qui va du bleu turquoise jusqu’à nos cÅ“urs.

Pascal Beaudenon qui nous vient du Sud-Ouest de la France, du Pacifique Sud et des reportages sur l’actualité, avait l’objectif pointé sur les guerres au Liban. Les cimes et les vallées tranquilles de cette partie du monde lui ont fait tourner la tête, l’objectif, et le cÅ“ur aussi. Il a surtout été séduit par ces diverses saisons et cette beauté plurielle qui posait pour lui partout où il se promenait. Ainsi décida-t-il d’épouser sa nouvelle passion: capter en photo les instants baladi du pays réel. Depuis, il n’a plus accepté de réaliser autre chose, au prix d’un lourd renoncement et d’une difficile traversée du désert. Et d’une riche traversée du Liban, préparant minutieusement son ouvrage avec la foi de celui qui n’a rien, qui s’est totalement investi jusqu’à revendre son outil de travail, et qui s’obstine à vouloir montrer aux Libanais que leur pays réel est bien plus que ces conglomérats de béton. Qu’il se niche derrière ces collines ou ces petites vagues, à quelques kilomètres de la course effrénée contre la montre et les dollars. Là où la beauté est une évidence et une réalité de tous les jours et de toutes les perspectives.

Il est difficile d’être plus libanais et plus passionné que Pascal qui a passé des semaines entières, 15 kilos sur le dos à parcourir une nature fortement escarpée, des gorges profondes jusqu’aux hautes montagnes. Il a dû attendre des années, cloîtré dans une montagne de foi, avant que ce travail ne soit apprécié à sa juste valeur. Aimant profondément ce qu’il faisait, il allait jusqu’à risquer sa vie, au vrai sens du terme, dormant dans la neige et par temps d’orage, pour être là, présent au bon moment de la lumière qui n’attend pas, afin de cueillir l’instant. Pour que la photo soit belle. Et pour que les gens, natifs d’ici ou d’ailleurs, découvrent le vrai visage de cette nature, celui qu’il faut rechercher d’abord au plus profond de leur amour.

Le livre est maintenant là, entre nos mains, un voyage à travers sensibilité, authenticité et paysages sublimes. L’autre Liban qui est là, est lui aussi, entre nos mains. Sachons le voir avec l’Å“il de Pascal et le préserver pour qu’il reste, comme il a toujours été, comme le livre, pays où se couchent les couleurs. Et où se lèvent, à chaque matin, tous les soleils de la diversité.

Antoine Daher et Youssef Tawk

   

Depuis la parution du livre « Le Liban autrement » Pacal Beaudenon nous enrichit avec un super calendrier où il nous dévoile les beautés du pays des Cèdres.