Lettre du Général Sleimane le 13 - 05 - 2008 à l’ensemble des officiers de l’armée libanaise.
Je reproduis ci dessous un extrait :
« Ce n’est pas la première fois que notre chère patrie fait face à des crises aiguës. Cependant, la crise actuelle, née avec le martyre de l’homme de l’indépendance Rafic Hariri, est l’une des plus dangereuses. En dépit de cela, vous avez fait preuve de compétence, de patriotisme et d’esprit de sacrifice comme peu d’armées dans le monde en sont capables.
Pour mémoire, je reproduis l’avis du regretté Samir Kassir dans un excellent article paru dans le Monde Diplomatique *
” ….M. Hariri s’est même très vite plié à la surenchère qui marque, du côté libanais, les « relations priviligiées » et qui conduit chaque responsable à solliciter l’avis et l’aval de ses interlocuteurs syriens sur presque tous les aspects de la vie publique. Prenant à n’importe quelle occasion le chemin de Damas, il a effectué plus de visites en Syrie que tous ses prédécesseurs.
De grâce mon Général, et presque Président, l’Homme de l’Indépendance, doit avoir à mon humble avis un caractère fortement plus indépendant. Mais je vous concède des circonstances très fortement atténuantes, l’armée vient de sortir d’une très grave expérience qui aurait pu être dramatique. Son comportement n’est pas certainement du goût de la pseudo majorité, qui vous a proposé, par un habile coup de bluff, comme leur candidat à la présidentielle.
http://www.monde-diplomatique.fr/1994/10/KASSIR/809
Ecoutant silencieusement et lisant assis les paroles du jeune et bleu Saad El dine Hariri :
« L’occupation de Beyrouth » n’aurait pas pu se faire sans couverture israélienne, affirme le chef de la majorité« Ici, je veux dire à tout le monde, en toute honnêteté, que cela est totalement impossible. Ils peuvent bien envahir la région, menacer, mais ils n’obtiendront jamais la signature de Saad Hariri, de Walid Joumblatt ou du 14 Mars sur un pacte de reddition aux régimes syrien et iranien. »
Et il ajoute : “A notre grand regret l’armée n’a pas pu défendre la population qui a protégée par leur sang, leur poitrine et leur résistance l’unité de cette armée. Dans un avenir proche, peut etre dans un ou deux mois nos réglerons les comptes.”
Je comprends la colère de Saad El Dine, l’armée n’a pas mordu à l’hameçon. Il aurait voulu qu’elle prenne la relève de sa milice pour terminer la sale besogne. Il a fait preuve, tout comme le gouvernement dans sa globalité, d’un manque de lucidité qui frise l’aveuglement. A cela s’ajoute le ridicule qui ne tue pas : Hezbollah a pu mener la bataille de Beyrouh de concert avec les Israéliens. Je me demande si le jeune Saad croit ce qu’il raconte. A dire qu’i aurait souhaité etre nommé comme Premier ministre. Dieu préserve nous le Liban.
Malgré le fait que ma mémoire me joue certains tours, je ne me tromperai pas en disant que le Premier ministre de l’époque Rafic Hariri, en 2002, a remis les clé de la vile de Beyrouth au représentant des forces d’occupation syriene au Liban. C’était le général Ghazi Kenaan, ancien sanguinaire et dictateur en puissance. Le pauvre, suicidé depuis, a eu ce privilège pour service rendu au Liban, lire la dynastie Haririenne.
Quant au comparse Joumblatt, reçu par Hafez el-Assad en 1989 il nous instruisai par ce paroles : “la présence syrienne au Liban ne pose aucun problème; l’essentiel de tous les malheurs subis par le pays et les libanais réside dans l’occupation par Israel du Sud du Liban.
Quel beau derwiche tourneur qu’est ce Walid, ne rentre t-il pas fréquemment en transe?
Hallucinant de médiocrité.